Pic'Art de l'Assoumière du poète Anne Cillon Perri
Quand donc
Le sublime vrille dans
Le soupir cadencé de
L’amant des lueurs
Le sublime brille dans
Le songe rosacé de
L’amant des fleurs avant
De s’affadir dans
L’indigence du vocable
Quand donc Seigneur
Comme un jazz sans arrêt
Connaitrai-je
L’orgasme permanent des
Choses
Paroles d’un rescapé d‘Auschwitz
Les salauds blonds
Et violeurs
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une longueur
Xénophobe
Tout suffocant
A Brême, quand
Sonne l’heure
Je me souviens
Des fours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Oh gens mauvais
Je n’emporte
Du sang, de là
Que la pareille
Qui s’effeuille morte