Aïcha

Je pense à toi Aïcha
A l’embouchure du fleuve
Où tu parlais beaucoup
De nous et la Lobé
Au point de m’agacer
Tu t’égosillais
Un peu plus que la mer
Plus que la plage
Et même plus que le vent
Qui tenait ta chevelure en laisse
Et criait la détresse de ta liesse
J’ai gardé dans la bouche
Le sel de tes aisselles
Et celui de la mer
Où tu montrais ton sexe sans cesse
Et parlais beaucoup
De nous et la Lobé
Comme si le jour était interminable
C’est si triste de ne pouvoir te haïr
Ni oublier
Les navires en partance
Qui emportaient
De tes yeux le parfum
Et ton sexe essentiel et sans ciel et sans seuil
A chaque rivage de ton aine
C’est vraiment triste de ne pouvoir te haïr

Commentaires (2)

2. Andrea Le 23/07/2009 à 23:31

Mon cher poete

c’est tout franchement tres beau
j’aime ces mots
qui me laisse à mediter

bisous

3 avril 2009

1. Ben Le 23/07/2009 à 23:29

Tiens ! je venais de parler de ce poème dans la rubrique l’usure du quotidien !

Ben

12 septembre 2008
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